Chercheuse principale
Vivian Valencia, professeure au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), National Geographic Explorer, anciennement professeure adjointe à Wageningen University & Research, elle est titulaire d’un doctorat en écologie et biologie de l’évolution de Columbia University. Ses travaux se situent à l’intersection de la science de la durabilité, de l’agroécologie et des transformations systémiques profondes. La professeure Valencia dirige des recherches interdisciplinaires sur la transformation des systèmes alimentaires, en examinant comment les pratiques agricoles, les politiques publiques ainsi que les arrangements institutionnels et de marché peuvent favoriser la résilience, la biodiversité et l’action climatique. Un axe central de ses recherches porte sur les fermes et les réseaux « phares » (lighthouse farms) — des initiatives exemplaires qui éclairent les trajectoires vers des systèmes alimentaires plus justes et durables. Elle collabore à des initiatives internationales, notamment le Global Network of Lighthouse Farms (Wageningen University & Research), et a publié dans des revues scientifiques de premier plan telles que Science, PNAS et Environmental Research Letters. Au-delà du milieu universitaire, elle contribue activement à des dialogues de haut niveau au sein de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), participe à des initiatives de diplomatie internationale, notamment par l’entremise du Global Diplomacy Lab, et conseille des initiatives à l’intersection de la biodiversité, des changements climatiques et de l’investissement à impact.
Chercheuse postdoctorale
Titulaire d’un doctorat en sciences sociales de l’Université du Luxembourg (2023), Julia Ros Cuellar a développé un solide profil interdisciplinaire à l’intersection de l’analyse des politiques publiques, de la durabilité et des systèmes socioécologiques. Son parcours académique a débuté par un baccalauréat en biologie (Universidad Veracruzana, 2013) et une maîtrise en gestion des ressources naturelles (INECOL, 2017), qui ont jeté les bases de ses recherches sur la cohérence des politiques publiques en faveur du développement durable et d’un espace sûr et juste. Elle a travaillé comme assistante de recherche et coordonnatrice de projets au sein de plusieurs institutions au Mexique et au Luxembourg, notamment au CIDE, au CENTROGEO et à l’Université du Luxembourg, où elle a également occupé le poste de responsable de la production éditoriale de la revue Regions & Cohesion. Elle est actuellement chercheuse postdoctorale dans le cadre du projet SPICES (Strategic Policymaking for Integrated and Coherent Environmental and Social Sustainability in Food Systems), en collaboration avec la professeure Vivian Valencia. Ses recherches portent sur les transformations vers la durabilité des systèmes alimentaires, en s’appuyant sur des « graines du futur » (seeds of the future), telles que les fermes phares (lighthouse farms), et en analysant les environnements de politiques publiques qui favorisent leur mise à l’échelle. Animée par un profond engagement envers la préservation de la nature, les approches transdisciplinaires et l’analyse des réseaux sociaux, Julia souhaite contribuer à l’élaboration de politiques de durabilité plus cohérentes et inclusives, au service d’un avenir meilleur.
Étudiante à la maîtrise
Laura possède plus de 15 ans d’expérience dans les domaines des économies circulaires ancrées dans les communautés, de l’innovation sociale et de l’entrepreneuriat, en lien avec le développement des systèmes alimentaires locaux. Elle est cofondatrice et ancienne directrice des partenariats et du développement des affaires de l’entreprise d’économie sociale québécoise Collectif Récolte, un organisme à but non lucratif qui vise à catalyser l’innovation sociale dans les systèmes alimentaires par l’entremise de projets et d’entreprises à impact. Elle est également cofondatrice de l’organisation Taking Root, pionnière dans l’utilisation des marchés de compensation carbone forestière pour favoriser le développement économique des petits producteurs agricoles en Amérique centrale. Pour cette initiative, les quatre cofondateurs ont reçu la Décoration pour service méritoire (division civile) en 2018. Au cours de sa carrière, elle a travaillé avec des communautés agricoles partout dans le monde, contribué aux premières phases de démarrage d’une entreprise FoodTech spécialisée dans les solutions d’approvisionnement de la ferme au restaurant, et collabore aujourd’hui quotidiennement avec une grande diversité d’acteurs à travers le Québec et le Canada afin de favoriser les transformations systémiques nécessaires à l’avenir de l’alimentation. Ses recherches de maîtrise portent sur la manière dont des modèles de financement novateurs, en particulier les solutions de financement mixte (blended finance), peuvent soutenir la création et la mise à l’échelle des fiducies foncières agricoles. En analysant des initiatives prometteuses et les perspectives des parties prenantes, elle examine comment ces mécanismes peuvent améliorer l’accès aux terres agricoles, favoriser les pratiques agroécologiques et répondre à des enjeux structurels tels que la spéculation foncière, les inégalités et les changements climatiques. Son étude s’inscrit dans le contexte canadien, avec un accent particulier sur le Québec.
Étudiante à la maîtrise
Samuel Baudoux est biologiste et étudiant à la maîtrise en sciences de l’environnement. Ses travaux établissent des liens entre la recherche en écologie et la justice sociale. À la Fondation Nordson Green Earth, il dirige des projets communautaires qui relient biodiversité, santé et équité à Chicago. Curieux et animé par le désir d’apprendre auprès de communautés diverses, il étudie actuellement les interactions entre la résilience sociale et la résilience écologique dans les territoires touchés par les changements climatiques.
Étudiante à la maîtrise
Passionnée par l’alimentation, les communautés et la terre, Sophie (elle) aime avoir les mains dans la terre. Personne allochtone établie dans ce que l’on appelle aujourd’hui le Canada, elle vit sur le territoire non cédé des Kanien’kehá:ka. Au cours des dernières années, elle a été gestionnaire d’une petite ferme maraîchère au Hudson Heartbeet Community Farm, a approfondi ses connaissances des politiques alimentaires sur la Colline du Parlement et a contribué à l’élaboration du New Farmer Framework de Young Agrarians, en étudiant les politiques publiques nécessaires pour soutenir la relève agricole. Ses intérêts de recherche portent sur les intersections entre l’agroécologie, le féminisme décolonial, les initiatives portées par les communautés et les systèmes alimentaires.